18 Écho de Laval, le mercredi 24 août 2011 lechodelaval.canoe.ca S
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Valérie Martin
ND.A
Attention àce que vous mangez
Un vieux proverbe dit que nous sommes ce que nous mangeons.Jevous dirais même davantage :nous sommes ce que nous absorbons.Lanourritureque vous mangez doit être dégradée par un ensemble de composantes et tout déséquilibre auniveau de la flore digestive entraîne une diminution des nutriments que vous absorbez. En vieillissant, le corps accumule plusieurs déficits qu'il tenteradecombler par lui-même. Il puiserales nutriments manquants dans divers tissus de votre corps afin de les utiliser pour le fonctionnementdevos organesvitaux. Comme par exemple,sivous manquezdecalcium, un minéral indispensable dans les fonctions musculaires et nerveuses, votre corps mettraenbranle un processus de libération du calcium de vos osafin de maintenir le fonctionnement des autres métabolismes de votre corps. Siles carences perdurent, votre métabolisme devraréduirelavitesse de fonctionnement de tous ses systèmes en débutant parles moins vitaux. Votre corps est alors comme un très vieil ordinateur,ilaccomplit ses tâches,mais avec une lenteur interminable.Votre dégénérescence vient alors àsurpasser les mécanismes de réparation et une usureprématurée s'installe.Vous êtes fatigué, vous avez des douleurs musculaires et articulaires, votre mémoirevous délaisse et votrebilan sanguin est moins reluisant, voscheveux sont ternes, vosongles cassants et votrepeau sèche. Tous ses signaux sont comme le voyant lumineux d'une voiture, le check engine soon. Avant que votre condition de santé se dégrade et laisse place aux maladies, votre corps vous envoie des signaux, il n'en reste qu'à vous d'arrêter au garage. Lorsque tous ses symptômes apparaissent, vous devez entreprendre deréformer votre alimentation et voshabitudes de vie. Cette chronique est présentée par S
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Michel Charbonneau mène de grands travaux à l'INRS
Le professeur Michel Charbonneau et son équipe de l'Institut national de recherche scientifique (INRS)-Institut Armand-Frappier travaillent depuis les derniers mois sur une nouvelle thérapie à l'intention des personnes souffrant d'un cancer du poumon. Les avancées des chercheurs sont significatives bien qu'il reste énormément de boulot à accomplir. Les travaux effectués jusqu'à présent ont servi à identifier les avenues procancérigènes et anti-cancérigènes. Le traitement, qui sera expérimenté sur une quinzaine de patients en septembre prochain, résulte d'une approche dont on n'avait pas appréhendé, au départ, les résultats obtenus. La combinaison thérapeutique s'est finalement avérée efficace. Les essais cliniques détermineront maintenant son efficience. Les chercheurs espèrent que le traitement pourra, à tout le moins, stabiliser l'état des bénéficiaires. Dans le meilleur des scénarios, on espère pouvoir réduire partiellement ou totalement la masse cancéreuse. «Nous devrions avoir les résultats des phases I et II de ce projet quelque part à l'automne 2012. Dépendamment des conclusions obtenues, nous pourrions procéder à sa commercialisation quelque part en 2013. Néanmoins, pour l'Europe, le Canada et les États-Unis, une troisième phase, le schéma thérapeutique, est nécessaire. La mise en marché pourrait se faire ici dans une fenêtre envisagée quelque part entre 2016 et 2018», dit le professeur Michel Charbonneau. Le traitement du cancer du poumon, le type le plus répandu et dont le diagnostic survient assez tard, pourrait avoir un impact sur d'autres cancers tels celui du colon et du sein. Les progrès enregistrés, si minimes soient-ils, représentent de grands espoirs pour l'équipe du Dr Charbonneau. La patience et l'espoir sont des qualités intrinsèques au monde de la recherche. «Le genre de réponses que nous obtiendrons de chaque patient, totales, partielles ou non répondant, influencera grandement le cours des choses.» Bientôt un remède contre l'Alzheimer? D'autre part, l'équipe du professeur Charbonneau mènera dans les prochains mois d'importants travaux sur la maladie d'Alzheimer. Il s'agit là d'un de ses plus grands défis professionnels. «Au niveau clinique, c'est certain que la tâche ne s'annonce pas facile. Avec la dégénération du cerveau, on ne peut pas revenir en arrière pour faire les constatations requises. C'est un projet à très longue échéance et les standards en la matière ne sont pas établis.» Le traitement, qui implique deux composés, sera élaboré en compagnie de d'autres partenaires du milieu. Les discussions sont en cours actuellement. Shannon À titre de spécialiste, le Dr Michel Charbonneau a été invité par le regroupement des citoyens de Shannon, en banlieue de Québec, à prendre part aux audiences portant sur le recours collectif contre Ottawa pour la contamination de leur eau potable au TCE, une substance cancérigène. «La vérité absolue est difficile à disséquer dans ce dossier. Il y a la causalité scientifique et la causalité juridique. Certains développeront un cancer, ce n'est pas tout le monde, puisque l'absorption d'une telle matière diffère d'un personne à l'autre. Il faut déterminer à quel moment la personne a été Ghislain PLOURDE * ghislain.plourde@hebdosquebecor.com Photo Pépé En plus de mener des travaux sur le cancer du poumon, le Dr Charbonneau procédera à des expérimentations qui pourraient déboucher, ultimement, sur un remède pour contrer l'alzheimer. Sur la photo, il pose en compagnie de Guylaine Lassonde, technicienne de laboratoire et adjointe au professeur. exposée et à quelle concentration. C'est une affaire plutôt complexe,» aux dires de Michel Charbonneau qui a aimé cette expérience d'experts. Le docteur lavallois a passé plus de 16 heures à la barre pour témoigner des effets du TCE et de ses impacts sur la population environnante. Selon plusieurs, le rejet du produit cancérigène dans la nappe phréatique daterait d'une cinquantaine d'années. De son côté, le fédéral croit plutôt que le déversement aurait eu lieu vers la fin des années 90, soit quelques années avant que n'éclate le scandale. Les autorités médicales ont relevé neuf types de cancers développés par les citoyens contaminés par le trichloréthylène (TCE). Une cause qui pourrait faire jurisprudence au Canada. Le professeur Charbonneau prépare, de son côté, une publication sur le sujet. Celle-ci devrait voir le jour d'ici les prochains mois. Après avoir fait ses débuts comme professeur de toxicologie à l'Université de Montréal en 1988, Michel Charbonneau a joint l'Institut national de recherche scientifique-Institut Armand-Frappier, un module de l'Université du Québec, en 1993.